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Biographie

M.C. ESCHER est né aux Pays Bas à Leeuwarden le 17 juin 1898 dans une famille de tradition scientifique. Alors que son père est ingénieur hydraulicien et que ses frères suivent également des cursus scientifiques, le jeune Maurits Cornelis, surnommé Mauk par ses proches, manifeste surtout des dons pour le dessin.

 Escher connaît une jeunesse paisible car les Pays-Bas ne subissent pas la première guerre mondiale. Sa famille déménage plusieurs fois et le jeune Mauk change souvent d’établissement scolaire. A chaque fois, ses aptitudes pour le dessin sont confirmées.

Ses enseignants successifs l’encouragent à développer ses prédispositions pour l’art graphique, et l’un d’entre eux au lycée d’Arnheim l’initie à la gravure sur linoléum.

Le jeune Escher fréquente ensuite le collège technique de Delft, puis son père, conscient des dons artistiques de son fils souhaite faire de lui un architecte.

C’est alors, que Escher, inscrit à l’école d’architecture et des arts décoratifs de Haarlem en 1919 fait la rencontre décisive de sa vie : le maître Samuel Jessurun de Mesquita, qui décèle le talent du jeune homme et lui suggère de laisser tomber l’architecture. La forte personnalité de Mesquita influence énormément Escher qui se forme avec lui à la technique de la gravure sur bois de fil. Escher étudie ainsi jusqu’en 1922.

Il effectue par la suite de nombreux voyages. Il entre alors dans la première des quatre parties de son œuvre, tout autour du bassin méditerranéen, l’Italie (Florence puis la Sicile), la Corse, l’Espagne il rempli ses cartons à dessin de paysages. Toutefois, loin de peindre des paysages classiques, il les voient sous des perspectives inhabituelles annonçant déjà son œuvre ultérieure.

L’année 1923 est pour lui très riche, c’est en effet l’année où il réalise sa première exposition et où il rencontre Jetta sa future épouse. Il se marie en 1924 et s’installe alors en Italie. Mais face à la montée du fascisme dans ce pays, il le quitte et part s’installer tout d’abord en Suisse puis en Belgique et enfin Bruxelles.

Cette période correspond à la seconde partie de son œuvre, c’est une période de métamorphose où il commence à donner plus libre court à l’expression de son imagination et à sa volonté de transmettre ses idées. Il s’inscrit dans des recherches sur le remplissage périodique du plan et dans la réalisation plane de représentations tridimensionnelles.

En 1941, il retourne aux Pays-Bas pour s’y installer définitivement. Il entre en 1946 dans une troisième période de son œuvre. Il est alors fasciné par les structures spatiales, par la représentation de perspectives offrant un champ de vision le plus large possible, ses œuvres les plus puissantes sont de cette époque. Il aboutit comme Léonard de Vinci à la théorie de la perspective courbe dans les trois directions de l’espace, horizon, nadir (bas) et zénith (haut).

C’est de cette époque que date l’œuvre qui retient notre attention : Le Belvédère.  

La dernière période de son œuvre correspond également à la fin de sa vie, Escher est au sommet de son art, il aborde la notion de l’infini. Il s’essaie à des approches vers les limites de l’infiniment petit à celles conduisant vers l’infiniment grand.

Il semble qu’alors, Maurits Cornelis ESCHER atteint ses propres limites de perspicacités et de possibilités d’expression.

Il s’éteint le 27 mars 1972 à l’âge de 73 ans peu de temps après avoir réalisé une œuvre magistrale : la xylogravure « serpents ».


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